Nouveaux débouchés

Le développement de la filière passe par le développement de nouveaux débouchés rémunérateurs.

Cette action a pour objectifs :

- de rechercher et de mettre en évidence les avancées technologiques récentes permettant de valoriser le matériau peuplier ;

- de diffuser l’information auprès des acteurs de la filière sur la zone éligible ;

- de favoriser le transfert de technologie et la mise au point industrielle des process ;

- de favoriser l’application de ces nouveaux débouchés

 

  • Bois modifié thermiquement
  • Bois de structure
  • Autres

  • Qu’est-ce que le traitement thermique ?

    Traiter le bois à haute température pour lui conférer une meilleure stabilité dimensionnelle n’est pas neuf. En 1973 déjà, Burmeister avait publié les principes de base de ce qu’il nommait le processus FWD (Feuchte Wärme und Druck). Il s’agit en fait d’une pyrolyse contrôlée, le bois étant chauffé (> 180 °C) en absence d’oxygène (O2), ce qui cause des modifications chimiques. Ce phénomène peut être provoqué de différentes façons. L’évolution des températures peut varier, l’atmosphère ambiante également : azote, vapeur,… On peut également plonger le bois dans un bain d’huile bouillante (oléothermie).

    Le bois se compose principalement de cellulose (un polymère du glucose) et de lignine, mais également, en partie, d’hémicelluloses (des polymères de différents sucres). Un traitement à haute température a surtout pour objet d’agir sur l’hémicellulose et, dans une certaine mesure, de restructurer la lignine. De telles transformations s’opèrent à des températures tellement élevées que la présence d’oxygène mènerait immanquablement à l’oxydation et à l’auto-inflammation. Il existe, pour des polymères tels que les hémicelluloses et la lignine, une certaine température appelée « température de transition vitreuse » au-dessus de laquelle ils deviennent souples et flexibles. Cette particularité, à laquelle s’ajoutent une série de transformations chimiques, est à l’origine de nouvelles structures chimiques et d’une repolymérisation.

    Pourquoi un traitement thermique du bois ?

    Le bois traité thermiquement aura des propriétés différentes selon le type de procédé appliqué mais le but reste de remédier aux deux principales imperfections du bois en tant que matériau biologique. Il s’agit en premier lieu du fait qu’il est, selon l’espèce, plus ou moins biodégradable, ce qui permet d’adapter le choix de l’essence en fonction de l’application et de la durée de vie requise. C’est pour cette raison que le bois qui a subi un traitement thermique est parfois considéré comme une nouvelle espèce de bois dont la durabilité est comparable à la durabilité naturelle des essences feuillues tropicales notamment. La résistance à la pourriture est généralement considérée comme le principal critère de choix des essences pour des applications extérieures sans contact direct avec le sol. En cas de contact avec le sol, les champignons de la pourriture molle contribuent très largement à déterminer le temps pendant lequel un élément reste fonctionnel. S’il est vrai que plusieurs éléments indiquent que le bois traité thermiquement dispose d’une résistance accrue aux attaques de champignons, il est également vrai que cette résistance ne constitue pas, dorénavant, l’objectif premier du traitement. Le bois traité à haute température est maintenant souvent utilisé là où une amélioration de la stabilité dimensionnelle est également un atout important. En effet, les modifications physico-chimiques qui se sont produites dans le bois sont également de nature à corriger la seconde des deux imperfections majeures de ce matériau, à savoir son gonflement et son retrait suite aux variations d’humidité et donc sa tendance à se déformer. Technologiquement, cette amélioration est généralement exprimée par la valeur ASE (Anti Shrink/Swelling Efficiency), qui indique dans quelle mesure le bois traité présentera un retrait ou gonflement inférieur à celui du matériau de départ. On obtient couramment des valeurs qui se situent aux environs de 50%.

    source : Belgian Woodforum

  • En construction…

    Lezennes – Etaples – Courcelles lés Lens – CMBS

     

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La déstructuration du tissu industriel régional réside dans l’utilisation de peuplier de second choix pour la fabrication de produit à très faible valeur ajoutée (la palette) directement concurrencée par les bois importés massivement des pays de l’est. La diversification des débouchés à forte valeur ajoutée est un gage de pérennité pour les industries futures. Les avancées scientifiques récentes prouvent que le peuplier peut être utilisé pour la fabrication de produits performants et de haute technologie. Ainsi, l’utilisation du peuplier dans la construction est l’une des pistes de développement à privilégier.

 

Bardage en bois de peuplier

Salle des fêtes de Lezennes  (France)